Participer à mon deuxième Ironman 70.3 World Championships à Taupo, en Nouvelle-Zélande, était un rêve devenu réalité. J’adore le triathlon pour l’opportunité de voyager et de découvrir des endroits incroyables. Et soyons honnêtes : quoi de mieux que la Nouvelle-Zélande, avec ses lacs cristallins et ses montagnes majestueuses, pour vivre une compétition hors normes.
Je vais tout te raconter dans cet article, avec des conseils et des anecdotes pour te préparer à cette épreuve si jamais l’envie te prend de tenter l’aventure (et spoiler : tu devrais !)
L’avant course :
ENTRE RÊVE ET ESCAPADE TOURISTIQUE
Une expérience unique en nouvelle-zélande
Participer à l’Ironman 70.3 de Taupo, et surtout à ces championnats du monde, c’était un objectif que je poursuivais depuis longtemps. Ce point sur Terre, littéralement à l’opposé de la France, m’attirait pour son côté hors du commun. Et quoi de mieux pour explorer un pays que le sport comme prétexte ?
Petite confession : une fois arrivé sur place, j’ai un peu troqué mon affûtage contre des randos, des visites, et quelques excès culinaires. Résultat ? Un jour de course où j’ai un peu senti le poids du roadtrip…
Entre Voyage et Entraînements Allégés
Soyons clairs, préparer un Ironman 70.3 demande discipline et organisation. Mais en Nouvelle-Zélande, comment résister à l’appel des paysages ? Entre deux sessions de natation hebdomadaires, quelques footings et des sorties vélo improvisées, j’ai surtout profité de l’aventure.
Mon conseil : si tu veux allier road trip et triathlon, investis dans une bonne planification. Je te recommande le Roadbook Nouvelle-Zélande (disponible le 15 Février 2025) pour organiser un road trip d’un mois sur l’île du Nord, avec des itinéraires d’entraînement, des logements et des restos sympas.
L’équipement : la clé du succès
Un triathlon réussi, ça commence par du bon matos. J’avais ma combinaison néoprène premium et mon vélo de contre-la-montre parfaitement ajusté. Côté accessoires, des chaussures confortables et une montre GPS fiable. Petit conseil : ne néglige rien, chaque détail compte.
Voici quelques liens vers l’équipement que j’utilise :
- Ma Combinaison Néoprène – Mens Ultimate IPS Plus 3
- Mes Runnings – Asics Meta Speed Edge Paris
- Ma Montre – Garmin Forerunner 955 Solar Noir
Un article sur le matériel complet pour un triathlon est en cours d’écriture… Tu pourras le découvrir très bientôt !
Se Loger sur Taupo
Taupo, c’est magnifique, mais les logements se remplissent vite. Mon conseil ? Dès que tu as ton slot, réserve un hébergement en ville. Sinon, prépare-toi à rouler un peu (les routes néo-zélandaises sont très praticables, et une heure de route peut passer vite !).
Pour des bons plans logement, jette un œil au Roadbook 2025 (Sortie à venir), il regorge d’adresses utiles.
jour j : l’heure de vérité
Dès l’aube, l’ambiance était incroyable. Le parc vélo était facilement accessible, et le départ natation se trouvait juste au bout des quais. Avec mon départ prévu à 9h, soit deux heures après les pros, j’ai eu le luxe de retourner à la voiture pour… finir ma nuit ! Oui, c’est ça aussi l’optimisation : chaque minute de sommeil compte!
Et croyez-moi, la voiture que nous avions louée nous a littéralement emmenés partout sur l’île du Nord, que ce soit pour explorer des plages cachées, grimper des volcans ou rejoindre Taupo dans les meilleures conditions.
Une vraie alliée pour un road trip sportif sans prise de tête !
Natation : Magique et pr
L’eau du lac Taupo était juste parfaite : translucide, avec une température idéale de 19 °C. Je me suis élancé en milieu de peloton, et même si le courant latéral nous ramenait régulièrement vers le bord, ça ne m’a pas empêché de battre mon record personnel : 29’31 ! Comme quoi, l’entraînement en natation, ça paie vraiment.
Autre avantage : partir à 9h m’a permis d’éviter l’éblouissement des premières vagues, car le soleil était déjà bien haut.
Mon conseil : entraîne-toi sérieusement en natation, car ici, la qualité de l’eau et des conditions peut vraiment te permettre de performer.
Transition 1 (T1) : un peu d’escalade
La sortie de l’eau se fait en montée, et pour couronner le tout, il faut grimper un pont artificiel avant de redescendre vers le parc vélo. Heureusement, l’organisation est toujours impeccable sur un Ironman, et le parc était bien agencé.
J’ai pris le temps d’enfiler mes chaussettes, mon casque, et d’attraper mes gels avant de m’élancer pour les 90 km de vélo. Spoiler : j’aurais dû emporter plus d’eau…
Vélo : SPLENDIDE MAIS EXIGEANT
Les 90 km à vélo étaient à couper le souffle – au sens propre et figuré. Le début du parcours était roulant, avec un vent dans le dos qui te donnait des ailes. Mais le retour, c’était une autre histoire : vent de face, dénivelé positif et une chaleur écrasante. Bref, un cocktail parfait pour tester ta résistance.
Ma grosse erreur ? N’avoir pris qu’une seule gourde. Résultat : déshydratation rapide, suivie de crampes quasi instantanées dès que j’ai fini ma première bouteille.
Mon conseil : double tes gourdes et hydrate-toi régulièrement, même si tu ne ressens pas encore la soif. Ça peut te sauver la course.
Transition 2 (T2) : CRAMPES ET VÉLO MALMENÉ
Dès que j’ai posé le vélo, mes jambes ont décidé de cramper. L’avantage sur ce type d’évènement c’est qu’il n’y a pas besoin d’aller remettre son vélo sur les raques, un bénévole a pris le relais pour aller le déposer. Petit hic : il a serré le frein arrière un peu trop fort, et ma roue est restée bloquée…
Astuce : si tu es encore lucide, glisse un mot sympa au bénévole pour qu’il fasse attention. Ces petits détails peuvent éviter des galères inutiles.
Malgré tout, j’ai enfilé mes baskets, pris ma casquette et mes ravitaillements, et me voilà parti pour la dernière étape.
Course à pied : UN SEMI SOUS LA CHALEUR
Le parcours à pied était plus dur que je ne l’avais imaginé. Les bosses se faisaient sentir, et la chaleur, déjà bien installée, rendait l’effort encore plus intense. Sur le deuxième tour, j’avais l’impression que le bitume fondait sous mes pieds.
Heureusement, les bénévoles distribuaient de la glace tout au long du parcours. L’astuce ? En glisser sous ta casquette pour te rafraîchir. Ça m’a clairement permis de tenir jusqu’au bout.
Finish : UN TRIATHLON INOUBLIABLE
Temps total : 4h46
Honnêtement, c’est le plus beau triathlon que j’ai fait jusqu’à présent. Mais si je devais tout refaire, je changerais une chose importante : je ferais mon road trip après la compétition, pas avant. Voyager avant la course, c’est génial pour les souvenirs, mais ça complique sérieusement les performances.
Leçon à retenir : hydrate-toi bien, sois stratégique, et surtout, savoure chaque instant. Si tu as l’opportunité de participer à l’Ironman 70.3 Taupo, n’hésite pas une seconde. C’est une expérience magique à vivre au moins une fois dans sa vie !

