Le 24 aout 2025, j’ai participé à l’Ironman Thun, mon second Ironman ! Cette course est sans doute la plus belle course que j’ai faite sur ces dernières années.
Dans cet article, je te partage mon expérience de la course, ainsi que mes conseils pour ceux qui souhaitent participer aux prochaines éditions.
L’avant course
SE LOGER À Thun
Se loger à Thun n’est pas si simple. Si Thun est une ville assez grande et donc avec un nombre intéressant de logement disponible. Néanmoins, nous sommes en Suisse… les logements y sont très chers. Vous aurez dû mal à trouver des logements à moins de 100 euros la nuit.
Etant donné que ce n’est pas très loin de chez moi, et que c’est le seul objectif de la saison, on a décider de se faire plaisir et de prendre un logement proche du départ. Non seulement il était proche, mais en plus il était sur la partie course à pied, ce qui est plutôt pratique pour les supporters.
Nous avons donc choisi de loger dans la maison de Rémy qui était assez grande avec un jardin menant directement sur la partie course à pied. A 10min à pied du départ en passant le long du lac.
Il y a tout de même moyen de loger plus loin du lac pour payer moins cher. Pour cela, je te conseille de regarder le trajet des navettes mis en place par Ironman pour rejoindre le départ le matin de la course. Très pratique !
Village ironman Thun
Le village Ironman est l’endroit où les participants récupèrent leurs dossards et peuvent acheter des goodies, du matériel, ou même faire réparer leur vélo. Bien que classique dans son agencement, le village à l’Ironman Thun est un peu à l’écart et pas très fournis contrairement à d’autres Ironman.
Déroulement de la course
Avant le départ
L’un des avantages sur Ironman, c’est la possibilité d’avoir un sac de ravitaillement personnel pour le vélo et pour la course à pied. Personnellement, je prends les deux : on ne sait jamais, et cela ne coûte rien de les préparer. Comme toujours en Suisse, l’organisation est irréprochable : dès l’entrée du parc, des bacs sont prévus pour déposer les sacs vélo et course à pied. Ensuite, on accède au vélo puis à la zone de départ. Le seul bémol est justement que l’organisation est trop parfaite. Sur la partie course à pied, les ravitaillements sont mis dans des glacières. Il faut s’attendre qu’il soit assez froid !
Petite astuce : pour éviter la fameuse file d’attente aux toilettes le matin de la course. Le parcours course à pied passe juste devant le parc et le départ, et les toilettes prévues pour la course à pied sont déjà installées. Personne n’y pense, elles sont donc libres et surtout propres.
Natation
La natation se déroule dans le lac de Thun, un site magnifique. L’eau est d’une clarté impressionnante, on voit le fond à plusieurs endroits du parcours. En revanche, c’est un lac de montagne alimenté par la fonte des neiges : l’eau reste fraîche, même en été. Le jour de la course, elle était à 17 °C. Ce n’est pas glacial, mais l’entrée dans l’eau saisit bien. Certains portaient une cagoule, mais je n’ai pas trouvé ça nécessaire.
Le départ se fait tôt (6h40 pour les amateurs), ce qui offre un lever de soleil splendide derrière les montagnes pendant la natation. Si tu pars en fin de vague, je te conseille des verres fumés car le soleil peut éblouir sur la fin du parcours. Avec mes 12 ans d’expérience, c’est clairement la plus belle natation que j’ai jamais faite.
Le parcours est simple : un aller-retour avec une sortie au niveau du port.
Transition 1 (T1)
La transition n’est ni trop longue ni trop courte, juste le temps d’enlever le haut de la combinaison avant de récupérer son sac. Attention toutefois : les sacs vélo et course à pied sont au même endroit. Par manque de lucidité, j’ai failli me tromper. Retenez bien que le sac vélo est bleu et celui de course à pied rouge.
Vélo
Le parcours vélo se fait en deux boucles de 90 km. Les premiers kilomètres sont plats, puis arrive rapidement la bosse la plus raide du parcours. Les autres montées restent roulantes, à tel point qu’une roue lenticulaire est tout à fait adaptée. J’étais en 80 mm à l’arrière et je pense qu’une lenticulaire aurait été aussi un bon choix. Le vélo que j’ai utilisé : le CFR.
Attention en fin de boucle : une descente assez technique, mais sur un bitume parfait. C’est d’ailleurs l’une des forces de ce parcours : un revêtement impeccable et des paysages magnifiques.
Côté météo : un peu frais au départ, puis un vent léger sur la fin de la deuxième boucle, rien de très contraignant. Malgré 2 100 m de dénivelé positif, on ne les ressent pas trop car les bosses sont courtes. Ce qui use, c’est surtout la répétition des bosses et des faux-plats.
Transition 2 (T2)
Très rapide également. À noter qu’ici, les bénévoles ne prennent pas ton vélo, tu dois toi-même le déposer sur le rack.
Course à pied
Le parcours est incroyable, tout plat, avec une petite portion en chemin mais sans difficulté. En cas de chaleur, environ 40 % du parcours est ombragé, ce qui est appréciable. Le jour de la course, il faisait 22 °C, des conditions idéales.
Côté matériel, j’ai utilisé les Metaspeed Sky. J’avais testé les Edge mais au final je me sent bien plus à l’aise sur celle-ci.
Un point fort : la fréquence des ravitaillements, plus nombreux que sur d’autres Ironman que j’ai faits. Gros coup de cœur : mon sac de ravitaillement perso, avec une flasque, m’a été remis… frais ! Les bénévoles avaient pris soin de les garder à l’ombre, ce qui est loin d’être le cas partout.
Bref, si tu as encore du jus, c’est un parcours parfait pour faire un gros chrono.
Finish
Temps total : 10h10
Cet Ironman est, de loin, le plus beau que j’ai fait. Certes, il est un peu cher (Suisse oblige), mais il vaut largement le détour. Le parcours, l’organisation et l’ambiance en font une expérience à vivre au moins une fois.
Pour plus de détails sur la course, consultez le site officiel.


